Dès le 11ème siècle, naît à Bordeaux, une classe de marchands faisant le commerce du vin vers l'Angleterre et qui se développe avec le mariage d'Alienor d'Aquitaine et d'Henri II Plantagenet, futur roi d'Angleterre.
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Au 17ème siècle, les Hollandais s'installent à Bordeaux et les échanges avec les pays de l'Europe du Nord s'intensifient, relayés au 18ème siècle par les négociants d'origine germanique ou irlandaise. Ces nouveaux venus s'installent dans le quartier situé hors de la cité, le long du fleuve, appelé "Chartrons" en raison de l'existence sur ces lieux, d'un ancien monastère de Chartreux. |
Le développement du commerce triangulaire voit l'ouverture du marché du vin vers les Iles et les Amériques.
La quasi totalité des vins était achetée en vrac (barriques). L’élevage se faisait dans les chais du négociant (y compris pour les plus grands crus du Médoc).
Une fois élevés (au bout de 1 ou 2 ans), les vins étaient soit mis en bouteille par le négociant qui juxtaposait sur l’étiquette son nom à celui du château (on achetait le « La Tour » de Kressmann ou on lui préférait « La Tour » de Barton etc...), soit étaient expédiés en barriques vers d’autres Maisons de Négoce (notamment en Grande-Bretagne) qui se chargeaient elles-mêmes de la mise en bouteille et de l’étiquetage. La valeur ajoutée du produit se trouvait, à cette époque, incontestablement au Négoce.
C'est dans la seconde moitié du 20ème siècle, que des Corréziens fixés dans la région de Libourne créent un deuxième pôle de commerce des vins dans la région.
Initiateur, précurseur, le Négoce joue un grand rôle dans la mise en valeur du produit, sa sélection, sa conservation et sa mise sur le marché. L'essor économique et intellectuel de la cité de Bordeaux qui s'affirme comme capitale des grands vins est favorisé par l'aura des vins de Bordeaux à l'étranger.